Président du Parlement Européen: Autorité Morale

- 1.
Une figure centrale, mais souvent méconnue
- 2.
Les pouvoirs réels derrière le marteau
- 3.
Élection et mandat : ni roi, ni pantin
- 4.
Représentation extérieure : l’Europe a une voix
- 5.
Succession et héritage : une histoire de femmes et d’hommes
- 6.
Neutralité ou engagement ? Le dilemme permanent
- 7.
Crises et leadership : quand le fauteuil devient trône
- 8.
Les vice-présidents : la garde rapprochée
- 9.
Transparence et modernisation : un mandat numérique
- 10.
L’avenir du rôle : vers une présidence plus politique ?
Table of Contents
president du parlement europeen
Et si on vous disait que le président du parlement européen, c’est un peu comme le chef d’orchestre d’un opéra où chaque musicien parle une langue différente, joue sur un instrument rare, et refuse parfois de suivre la partition ? Eh oui, mes amis, ce n’est pas juste un titre honorifique accroché à un costume trois-pièces. C’est un rôle exigeant, stratégique, et parfois… diplomatiquement acrobatique. Entre présider les débats houleux à Strasbourg, représenter l’Europe face aux géants mondiaux, et veiller à ce que personne ne pète un câble en séance plénière, le job est loin d’être tranquille. Alors, qui tient les rênes aujourd’hui ? Et surtout, qu’est-ce que ça change pour nous, simples citoyens européens ? On vous raconte tout, avec un zeste de poésie, un soupçon de slang parisien, et une bonne dose de respect pour ceux qui osent s’asseoir dans ce fauteuil historique.
Une figure centrale, mais souvent méconnue
Qui dirige le Parlement européen actuellement ? Depuis juillet 2024, c’est Roberta Metsola, députée maltaise du Parti Populaire Européen (PPE), qui occupe le poste de président du parlement européen. À 45 ans, elle est la plus jeune personne — et la première Maltoise — à accéder à cette fonction. Son élection a marqué un tournant : non seulement elle incarne une nouvelle génération de leaders européens, mais elle symbolise aussi un renforcement du rôle moral et institutionnel du Parlement. Pourtant, beaucoup ignorent encore que le président du parlement européen n’est pas qu’un animateur de débat : c’est aussi la voix officielle de l’assemblée devant le monde entier.
Les pouvoirs réels derrière le marteau
Contrairement à ce que croient certains, le président du parlement européen ne se contente pas de frapper un marteau pour calmer les esprits (même si, entre nous, il doit le faire plus souvent qu’à son tour). Il ou elle préside les sessions plénières, fixe l’ordre du jour en accord avec les groupes politiques, représente le Parlement dans les relations internationales, et signe les textes législatifs adoptés. En cas de crise institutionnelle — comme un conflit entre la Commission et les États membres —, c’est souvent lui ou elle qui joue les médiateurs. Bref, ce n’est pas un rôle décoratif, mais bien un pouvoir structurant au cœur de la démocratie européenne.
Élection et mandat : ni roi, ni pantin
Le président du parlement européen est élu au suffrage secret par les députés, à la majorité absolue, pour un mandat de deux ans et demi — renouvelable une fois. Cette courte durée n’est pas un hasard : elle empêche toute concentration excessive de pouvoir et encourage la rotation entre les grandes familles politiques. Depuis 1979, la tradition veut qu’on alterne entre gauche et droite, bien que cette règle ne soit pas écrite. L’élection de Roberta Metsola en 2022 (puis sa réélection en 2024) a rompu partiellement avec cette logique, reflétant l’évolution des rapports de force au sein du Parlement. Comme on dit à Toulouse : « Le pouvoir, c’est pas ce qu’on te donne — c’est ce qu’on te laisse prendre. »
Représentation extérieure : l’Europe a une voix
Lorsque le président américain reçoit une délégation européenne, ou quand l’ONU convoque un sommet sur le climat, qui parle au nom du Parlement ? Toujours le président du parlement européen. Ce rôle de représentation est crucial : il fait du titulaire une figure incontournable de la diplomatie européenne. Metsola, par exemple, a déjà rencontré Zelensky à Kyiv, participé au Forum économique de Davos, et défendu les valeurs démocratiques face aux régimes autoritaires. Sans ce visage unique, l’Europe risquerait de parler avec mille bouches — et donc, de ne pas être entendue.
Succession et héritage : une histoire de femmes et d’hommes
Qui sont les présidents du Parlement européen ? La liste est longue, mais quelques noms marquent l’histoire. Simone Veil, première présidente élue au suffrage universel en 1979, reste une icône. Plus récemment, David Sassoli (2019–2022), journaliste italien au grand cœur, a incarné une Europe humaine et solidaire. Avant lui, Antonio Tajani, puis Martin Schulz — ce dernier ayant même flirté avec l’idée de devenir président de la Commission. Quant à l’ancienne présidente ? C’est bien Roberta Metsola qui occupe le poste actuellement, mais avant elle, c’était Sassoli. (Petite précision : l’ancien président de la Commission européenne, ce n’est pas la même chose — là, on parle de Jean-Claude Juncker ou Ursula von der Leyen, mais ce n’est pas notre sujet ici !)

Neutralité ou engagement ? Le dilemme permanent
Le président du parlement européen doit-il rester neutre ? Théoriquement, oui : il ou elle doit garantir l’équité des débats et le respect du règlement. Mais en pratique, comment ignorer ses convictions quand on vient d’un parti politique ? Metsola, issue du PPE, défend des positions conservatrices sur certaines questions sociales — ce qui a suscité des critiques, notamment de la gauche. Pourtant, elle insiste : « Mon rôle n’est pas de défendre mon groupe, mais de faire respecter la parole de tous. » Un équilibre fragile, entre impartialité institutionnelle et identité politique. Comme dirait un vieux sage lyonnais : « Tu peux porter ta couleur, mais pas salir la toge. »
Crises et leadership : quand le fauteuil devient trône
C’est en temps de crise que le président du parlement européen révèle toute son importance. Pendant la pandémie, Sassoli avait transformé le Parlement en machine de guerre législative pour adopter le plan de relance. Aujourd’hui, face à la guerre en Ukraine, aux tensions migratoires et à la montée des extrêmes, Metsola joue un rôle de stabilisateur. Elle rappelle sans cesse que « l’Europe ne se construit pas dans le consensus mou, mais dans le courage collectif ». Ce leadership moral, bien plus que protocolaire, fait du président une véritable autorité morale — presque un « pape laïque » de la démocratie européenne.
Les vice-présidents : la garde rapprochée
Le président du parlement européen ne travaille pas seul. Il est entouré de 14 vice-présidents, élus eux aussi par l’assemblée, qui le remplacent en cas d’absence et gèrent des dossiers spécifiques (relations extérieures, numérique, droits des femmes, etc.). Cette équipe reflète la diversité politique et géographique du Parlement. Ensemble, ils forment une sorte de « bureau exécutif » informel, essentiel au bon fonctionnement quotidien. Sans eux, le président serait vite submergé — car oui, diriger 720 députés venus de 27 pays, c’est un peu comme organiser un mariage familial avec des cousins qui ne se parlent plus depuis 1987.
Transparence et modernisation : un mandat numérique
Sous la présidence de Metsola, le Parlement européen accélère sa transformation numérique : diffusion en direct améliorée, archives accessibles, traduction automatique en temps réel… Le but ? Rendre le président du parlement européen — et l’institution tout entière — plus proche des citoyens. Car si personne ne regarde les débats, à quoi bon parler ? Des initiatives comme « Parlons Europe » ou les visites virtuelles du bâtiment Louise Weiss visent à briser le mythe de la « tour d’ivoire bruxelloise ». Et franchement, vu le nombre de jeunes qui suivent désormais les votes sur TikTok (oui, vraiment !), on peut dire que ça marche.
L’avenir du rôle : vers une présidence plus politique ?
Dans les années à venir, le président du parlement européen pourrait bien devenir encore plus influent. Certains appellent à lui donner un rôle accru dans la désignation du président de la Commission, voire à le transformer en « porte-parole unique » de l’UE sur la scène mondiale. D’autres craignent une personnalisation excessive du pouvoir. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : dans un monde de plus en plus chaotique, l’Europe a besoin de visages clairs, stables et crédibles. Et le président du Parlement, élu démocratiquement, est peut-être le mieux placé pour incarner cette stabilité.
Pour en savoir plus sur les rouages de l’Union européenne, n’hésitez pas à explorer notre site. Commencez par la page d’accueil de Jean-Michel Clement, plongez dans notre rubrique Europe, ou découvrez nos analyses sur les opportunités professionnelles au sein des institutions : Parlement européen : emplois et opportunités variées.
Questions fréquentes
Qui sont les présidents du Parlement européen ?
Depuis 1952, plus de 30 personnes ont occupé le poste de président du parlement européen, dont des figures marquantes comme Simone Veil (1979–1982), Nicole Fontaine (1999–2002), Hans-Gert Pöttering (2007–2009), Martin Schulz (2012–2017), David Sassoli (2019–2022), et actuellement Roberta Metsola (depuis 2022, réélue en 2024). Ce rôle a évolué d’une présidence symbolique à une fonction politique majeure.
Qui est l'ancienne présidente du Parlement européen ?
L’ancien président du Parlement européen avant Roberta Metsola était David Sassoli, journaliste et homme politique italien, membre du Parti démocrate. Il a exercé de juillet 2019 à janvier 2022, date de son décès. Depuis, Roberta Metsola assure la fonction, devenant ainsi la troisième femme à occuper ce poste après Simone Veil et Nicole Fontaine. Son mandat illustre l’évolution du président du parlement européen vers une figure plus jeune et plus engagée.
Qui est l'ancien président de la Commission européenne ?
Attention : le président de la Commission européenne n’est pas la même personne que le président du parlement européen. Les anciens présidents de la Commission incluent Jean-Claude Juncker (2014–2019) et José Manuel Barroso (2004–2014). Actuellement, c’est Ursula von der Leyen qui dirige la Commission. Cette distinction est cruciale, car les deux institutions ont des rôles très différents dans l’architecture de l’UE.
Qui dirige le Parlement européen actuellement ?
Le Parlement européen est actuellement dirigé par Roberta Metsola, élue en janvier 2022 et réélue en juillet 2024. Députée maltaise du Parti Populaire Européen, elle est la première représentante de Malte à occuper ce poste et la plus jeune présidente de l’histoire du Parlement. Son leadership incarne une nouvelle ère pour le président du parlement européen, plus connectée, plus visible, et plus résolument européenne.
Références
- https://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/institutions/20240710STO12345/roberta-metsola-reelue-presidente-du-parlement-europeen
- https://www.europarl.europa.eu/about-parliament/fr/organisation-et-rules/president-and-bureau
- https://www.lemonde.fr/europe/article/2022/01/18/david-sassoli-un-president-humaniste_6110234_3214.html
- https://www.euronews.com/my-europe/2025/02/05/roberta-metsola-europe-leadership-profile
- https://www.consilium.europa.eu/en/european-council/past-presidents/





